POTENTIEL ECONOMIQUE : La richesse sous les pieds des mourides !

Touba est sur une poudrière de richesse… Cette opulence est sous les pieds et les bras vaillants des disciples. Touba ce village architectural, avec son charme discret nage maintenant dans une marre de lumière…Son urbanisation sempiternelle, ses palais de confort, sa mosquée vêtue de marbres, ont du mal à dissimuler la fortune des mourides. Un petit secret se cache derrière le minaret : la sueur a construit l’une des plus belles mosquées de l’Afrique.

Voilà une première réponse à ceux qui demandent pourquoi l’impossible n’existe pas dans le jargon mouride. En effet Ceux-là appelés talibés, venus des villes et villages environnants ont suivi le Cheikh dans cette cité bénite où il n’a vécu que 7 ans. En 1932, ces mêmes mourides ont parcouru des dizaines de kilomètres, des bassines de sables et de coquillages sur leur tête pour payer à la sueur de leurs pieds, le prix de la construction de la grande mosquée de Touba. Trois décennies après, l’appel de Serigne Abdoul Ahad Mbacké pour l’extension de la « maison de Dieu » a été entendu par les mourides de l’époque. El hadji Djily Mbaye a fait un « haddiya » exceptionnel qui avoisine un milliard nous renseigne Yankhoba Badiane, un fidéle talibé.En effet, les mourides ont répondu efficacement à l’appel du défunt khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké qui, en lançant le mercredi 16 mai 2007, les « chantiers de Touba », a montré la voie aux disciples. Il a donné une dizaine de milliards avant de demander aux membres de la communauté d’en faire autant. En plus de la participation de l’Etat par le biais de son représentant Abdoulaye Wade, lui-même talibé, les « haddiya » collectés sont consistants pour la réalisation de ce projet d’un coût de cent milliards de francs cfa.Loin du minaret, la détermination des mouride se déploie sur les terres du saloum. 45.000 hectares sont annexés au Baol pour des raisons agricoles. Le mouride tel un crésus est dans une niche de trésor! Khelcom, ces terres jadis mortes sont viabilisées par Serigne Saliou Mbacké. Des centaines de milliers de talibés s’y retrouvent chaque année pour défricher ces champs d’arachides. » Le mouridisme étend son action partout. Il n’y a presque plus un coin au Saloum qui ne renferme quelques mourides. Les colonies mourides sont surtout nombreuses à Gossas Guinguinéo, à Kaolack, à Sokone, à Birkilane, à Kaffrine, et à Koungheul. Les Peuhls eux-mêmes sont travaillés et deviennent adeptes de la secte. Le Sérère sollicité se fait aussi mouride….  » Ce témoignage d’un administrateur colonial remet au goût du jour la persévérance de cette communauté qui s’illustre par son impérialisme pacifique.

De Cheikh Mouhamadou Moustapha à Serigne Fallou Mbacké, en passant par Cheikh Abdoul Ahad, Cheikh Abdou Khadre et Serigne Saliou, les appels des khalifes ne sont jamais tombés dans l’oreille d’un sourd. Les mourides restent mobilisés, ils attendent que les vœux du guide suprême de la communauté, El Hadji Mouhamadou Bara Mbacké, soient prononcés pour qu’ils s’engagent pour de nouveaux chantiers…

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