La banque rurale sera ’’ une première en Afrique’’, selon le chef de l’Etat

Dakar, 9 fév (APS) – Le chef de l’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade a indiqué mardi à Dakar que la banque rurale ou banque verte mise en place dans le cadre du financement de l’agriculture est ‘’une première en Afrique’’, soulignant que les producteurs ruraux ont besoin d’un encadrement dans le management des ressources financières.

‘’La banque verte ou banque rurale devra constituer l’instrument principal de financement et de restauration de la production. Cette expérience est la première en Afrique’’, a dit Me Wade en marge de la table ronde sur le financement du Programme national d’investissement agricole (PNIA).

Le PNIA une initiative de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA).

‘’Je ne doute pas avec les résultats atteints cette année que ce sera un succès’’, a affirmé Abdoulaye Wade. Il a précisé que les producteurs ruraux seront encadrés par l’Etat dans le domaine du management des ressources financières, pour qu’ils puissent s’insérer dans les circuits financiers internationaux.

‘’Il ne faut pas avoir peur des révolutions. Personne ne connaît toutes les capacités qui existent en l’homme. Il faut avoir confiance en l’homme, à la nature et surtout aux paysans qui font face à d’énormes difficultés’’, a-t-il déclaré.

Me Wade a en outre relevé que ‘’le système de financement de l’agriculture porte sur les besoins de campagne des exploitants qui se caractérisent par des taux d’intérêt élevés’’

‘’Le système classique des banques conventionnelles nous a montrés le caractère inadapté des structures de crédits de proximité dont le monde rural a besoin’’, a encore rappelé le chef de l’Etat.

Selon Me Wade, ‘’la part de l’agriculture dans l’aide au développement a chuté de 22 pour cent en 1980 et 3,8 pour cent en 2006 et on observe la même tendance dans les budgets nationaux’’.

‘’D’où, a-t-il dit, la nécessité de réorienter les priorités à travers une allocation plus appuyée des ressources destinées à l’agriculture dans nos pays’’. Il a rappelé que les chefs d’Etat africains se sont engagés dans le cadre Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) à consacrer 10 pour cent de leurs budgets.

Il a toutefois fait savoir que ‘’les facteurs endogènes et exogènes ne permettent pas d’avancer vers cet objectif’’, invitant à avoir ‘’une approche durable de la sécurité alimentaire notamment en consommant ce que nous produisons et en produisant ce que nous consommons’’.

‘’Mais cela ne signifie nullement consommer toute notre production. Aujourd’hui, pour des produits comme l’arachide, la demande est satisfaite. Nos industries sont en train de chercher des clients à l’extérieur. Ce qui était inconcevable‘’, a estimé Me Wade.

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