Affaire Segura : le journal Kotch fait de  » nouvelles révélations »

 De nouvelles « révélations » de l’affaire Segura ont été faites jeudi par le quotidien Kotch, a constaté le même jour ASI24.

Selon le journal dakarois, c’est sur « conseil et recommandations d’un élément de la société civile » dont il ne donne pas plus d’indications, « que les autorités ont été amenées à agir comme elles l’ont fait avec le fonctionnaire international ». Le quotidien d’ajouter que « l’homme, patron d’une entreprise, qui entretient de bons rapports avec Alex Segura, a appelé le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye ».

Le chef d’entreprise aurait dit : « Le responsable du FMI est sur le point de quitter notre pays pour une nouvelle affectation. Je pense que ce serait bien que le président de la République le reçoive et l’honore avant son départ. Pourquoi, ne pas lui décerner une décoration par exemple ».

Kotch ajoute que le chef du gouvernement a pris « illico presto » son téléphone pour « saisir Abdoulaye Wade en voyage aux Etats-Unis, pour les besoins de la 64e session annuelle de l’Assemblée générale des Nations ». Ainsi est répercuté, selon le titre, est répercuté au président de la République la « suggestion de décoration ».

Le président aurait, à son tour, « instruit le Premier ministre de saisir Bruno Diatta, le chef du protocole, de préparer cette décoration, mais aussi d’informer Segura, qu’il va le recevoir à dîner, dès son retour de voyage, c’est-à-dire dans la soirée du 25 septembre 2009 ».

Selon Kotch, les services protocolaires « renseignent que les usages interdisent la décoration d’un diplomate en fonction, ce qui est le cas de Segura ».

« Vendredi 25 septembre 2009, de retour de New York, via Washington, Abdoulaye Wade tient le Conseil des ministre à 17 heures ». « La présidence a saisi Alex Segura pour le convaincre de retarder son voyage », poursuit le quotidien, selon lequel « le fonctionnaire du FMI avait, en effet, réservé un billet pour le mercredi 23 septembre dans la soirée ».

Segura « a invité » ce « mercredi-là » des amis, « en l’occurrence l’Ambassadeur de France et celui d’Espagne pour un déjeuner d’au revoir au restaurant la Fourchette ».

L’ex-représentant résidant du FMI se « présente donc le 25 septembre au palais, quelques heures avant le décollage de l’avion Air France ». « Sur les pas de porte du palais, Segura se voit remettre par Wade une mallette. Le président lui dit : ‘’L’on m’a informé que compte tenu de votre statut, je ne peux pas vous décorer. Je vous offre à la place cette mallette qui restera en souvenir de votre passage au Sénégal’’ », écrit le journal.

Poursuivant : « Segura se fait conduire à l’aéroport où l’attend sa remplaçante pour lui dire au revoir. N’étant pas soumis aux fouilles, le diplomate prend son vol sans coup férir. Dans l’avion, il actionne la combinaison et découvre son contenu. En transit à Paris d’où il doit passer par l’Espagne, son pays d’origine, avant sa nouvelle affectation, le Brésil, il informe sa hiérarchie, du contenu de son cadeau ».

« Ordre lui est transmis de sécuriser l’argent dès son arrivée en Espagne, ce qu’il fait en le déposant dans un coffre à l’aéroport. Après cela, le FMI remet l’argent à l’ambassade du Sénégal à Madrid, contre une décharge le 6 octobre 2009 ».

Selon toujours Kotch, la « mallette remise » à Segura, était « celle destinée au voyage du président Wade ».

A Dakar, lors d’une conférence de presse en marge d’une réunion sur la gestion du Fonds pour la réduction de la fracture numérique, le président Wade avait déclaré que c’était son aide de camp qui avait remis la mallette à Segura. Un geste entrant dans le cadre de la « tradition africaine » qui veut que l’on donne un cadeau d’adieu.

Le président Wade s’était emporté et avait mis un terme à la conférence quand une journaliste a insisté.

Quelques semaines avant, le ministre de la Communication avait démenti l’information par voie de presse.

Les médias locaux avaient fait écho de cette affaire. Une radio de la place qui avait même annoncé l’arrestation du fonctionnaire à Paris. Une information sensible dont ASI24 se demande par qui et à quelle fin elle a été portée sur le place publique, puisqu’au final, elle a porté un lourd préjudice au président de la République et au FMI.

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