SITUATION SOCIALE AU SENEGAL Un volcan endormi La situation sociale est en pleine effervescence. Les revendications sociales font la « Une » de la presse, et traduisent un certain malaise social. Un malaise qui d’ailleurs commence à s’exprimer sous une forme de violences, dont le lundi noir qu’a vécu Dakar hier est une parfaite illustration. Pourtant, aucune contrée du pays n’est épargnée, avec par exemple les violences dans le sud du pays, au nord les populations qui agitent des brassards rouges pour réclamer des terres qui leur sont confisqué, au centre où on réclame de l’eau moins fluorée… Un pot pourri qui risque de se transformer en un cocktail explosif et de réveiller le volcan endormi « Les conditions humaines déterminent les exigences de l’heure, et avec un effet d’entraînement ». C’est la conviction d’Abdoulaye Fall, le patron du Syndicat des inspecteurs et des contrôleurs du travail. Selon ce dernier, « nous vivons une situation de crise grave. Les populations entendent s’épanouir. Mais, il y a un problème car l’Etat reste indifférent ». Pour le responsable syndical, cette indifférence de l’Etat, se caractérise par l’augmentation du train de vie de l’Etat, l’augmentation du nombre de ministres, avec par exemple « le ministère du travail qui est scindé en deux entités, juste pour satisfaire une clientèle politique ». Or, pense M. Fall, l’urgence est à la gestion des inondations, au maintien du pouvoir d’achat des citoyens, à la résolution des problèmes quotidiens de survie auxquels ils sont confrontés, à la situation des marchands ambulants qui est latente, entre autres points… Des revendications de restitution Cette analyse est partagée par le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Force du changement (Cnts / Fc). De l’avis de Cheikh Diop, « si le front social s’agite aujourd’hui, c’est pour des revendications de restitution ». En effet, selon le patron de la Cnts/ Fc, il s’agite pour des revendications qui tournent pour l’essentiel autour de : la réclamation de droits des travailleurs dus par des entreprises qui n’existent plus, de mieux être, de droits confisqués… La solution serait alors à son avis de créer comme il l’avait du reste proposé au président de la République, un « forum social pour faire le point sur la situation des revendications du pays ». Une doléance acceptée par le président Wade sous forme d’un « observatoire des progrès sociaux » et qui devrait connaître une participation paritaire des acteurs du monde du travail. C’est après, poursuit le syndicaliste que l’on « s’attaquerait aux revendications de conquêtes ». Ventre qui a faim, n’a point d’oreille Mais pour Amsatou Sidibé, la responsable du Mouvement citoyen « Leneen », s’il y a cette situation sociale effervescente, c’est parce qu’on a « l’impression que dans ce pays, on marche sur la tête, les jambes en l’air ». Plus grave encore, poursuit l’universitaire, « les gouvernants n’ont pas conscience des souffrances des populations avec les coupures d’électricité qui n’épargnent même plus l’université, les inondations, les prix des denrées qui flambent… ». Face à tout ceci, Mme Sidibé se « désole » de la solution proposée par l’Etat qui se manifeste « à travers une alchimie de politique politicienne et une gabegie écoeurante ». L’intérêt serait alors selon de faire une introspection et de mettre la pédale douce pour « ne pas arriver à une situation regrettable pour tous ». Car « ventre qui a faim n’a point d’oreille » et l’Etat doit prendre en charge les souffrances des populations qui sont « fatiguées ». Se désolant de la situation à Soumbédioune qu’elle juge très « grave », le Pr. Amsatou Sow Sidibé, en bon juriste affirme que « nul n’a le droit de porter atteinte à la vie de l’autre ». Encore un précédent dangereux. La situation sociale est en pleine effervescence. Les revendications sociales font la « Une » de la presse, et traduisent un certain malaise social. Un malaise qui d’ailleurs commence à s’exprimer sous une forme de violences, dont le lundi noir qu’a vécu Dakar hier est une parfaite illustration. Pourtant, aucune contrée du pays n’est épargnée, avec par exemple les violences dans le sud du pays, au nord les populations qui agitent des brassards rouges pour réclamer des terres qui leur sont confisqué, au centre où on réclame de l’eau moins fluorée… Un pot pourri qui risque de se transformer en un cocktail explosif et de réveiller le volcan endormi « Les conditions humaines déterminent les exigences de l’heure, et avec un effet d’entraînement ». C’est la conviction d’Abdoulaye Fall, le patron du Syndicat des inspecteurs et des contrôleurs du travail. Selon ce dernier, « nous vivons une situation de crise grave. Les populations entendent s’épanouir. Mais, il y a un problème car l’Etat reste indifférent ». Pour le responsable syndical, cette indifférence de l’Etat, se caractérise par l’augmentation du train de vie de l’Etat, l’augmentation du nombre de ministres, avec par exemple « le ministère du travail qui est scindé en deux entités, juste pour satisfaire une clientèle politique ». Or, pense M. Fall, l’urgence est à la gestion des inondations, au maintien du pouvoir d’achat des citoyens, à la résolution des problèmes quotidiens de survie auxquels ils sont confrontés, à la situation des marchands ambulants qui est latente, entre autres points… Des revendications de restitution Cette analyse est partagée par le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Force du changement (Cnts / Fc). De l’avis de Cheikh Diop, « si le front social s’agite aujourd’hui, c’est pour des revendications de restitution ». En effet, selon le patron de la Cnts/ Fc, il s’agite pour des revendications qui tournent pour l’essentiel autour de : la réclamation de droits des travailleurs dus par des entreprises qui n’existent plus, de mieux être, de droits confisqués… La solution serait alors à son avis de créer comme il l’avait du reste proposé au président de la République, un « forum social pour faire le point sur la situation des revendications du pays ». Une doléance acceptée par le président Wade sous forme d’un « observatoire des progrès sociaux » et qui devrait connaître une participation paritaire des acteurs du monde du travail. C’est après, poursuit le syndicaliste que l’on « s’attaquerait aux revendications de conquêtes ». Ventre qui a faim, n’a point d’oreille Mais pour Amsatou Sidibé, la responsable du Mouvement citoyen « Leneen », s’il y a cette situation sociale effervescente, c’est parce qu’on a « l’impression que dans ce pays, on marche sur la tête, les jambes en l’air ». Plus grave encore, poursuit l’universitaire, « les gouvernants n’ont pas conscience des souffrances des populations avec les coupures d’électricité qui n’épargnent même plus l’université, les inondations, les prix des denrées qui flambent… ». Face à tout ceci, Mme Sidibé se « désole » de la solution proposée par l’Etat qui se manifeste « à travers une alchimie de politique politicienne et une gabegie écoeurante ». L’intérêt serait alors selon de faire une introspection et de mettre la pédale douce pour « ne pas arriver à une situation regrettable pour tous ». Car « ventre qui a faim n’a point d’oreille » et l’Etat doit prendre en charge les souffrances des populations qui sont « fatiguées ». Se désolant de la situation à Soumbédioune qu’elle juge très « grave », le Pr. Amsatou Sow Sidibé, en bon juriste affirme que « nul n’a le droit de porter atteinte à la vie de l’autre ». Encore un précédent dangereux.

La situation sociale est en pleine effervescence. Les revendications sociales font la « Une » de la presse, et traduisent un certain malaise social. Un malaise qui d’ailleurs commence à s’exprimer sous une forme de violences, dont le lundi noir qu’a vécu Dakar hier est une parfaite illustration. Pourtant, aucune contrée du pays n’est épargnée, avec par exemple les violences dans le sud du pays, au nord les populations qui agitent des brassards rouges pour réclamer des terres qui leur sont confisqué, au centre où on réclame de l’eau moins fluorée… Un pot pourri qui risque de se transformer en un cocktail explosif et de réveiller le volcan endormi

« Les conditions humaines déterminent les exigences de l’heure, et avec un effet d’entraînement ». C’est la conviction d’Abdoulaye Fall, le patron du Syndicat des inspecteurs et des contrôleurs du travail. Selon ce dernier, « nous vivons une situation de crise grave. Les populations entendent s’épanouir. Mais, il y a un problème car l’Etat reste indifférent ». Pour le responsable syndical, cette indifférence de l’Etat, se caractérise par l’augmentation du train de vie de l’Etat, l’augmentation du nombre de ministres, avec par exemple « le ministère du travail qui est scindé en deux entités, juste pour satisfaire une clientèle politique ».

Or, pense M. Fall, l’urgence est à la gestion des inondations, au maintien du pouvoir d’achat des citoyens, à la résolution des problèmes quotidiens de survie auxquels ils sont confrontés, à la situation des marchands ambulants qui est latente, entre autres points…

Des revendications de restitution

Cette analyse est partagée par le patron de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Force du changement (Cnts / Fc). De l’avis de Cheikh Diop, « si le front social s’agite aujourd’hui, c’est pour des revendications de restitution ». En effet, selon le patron de la Cnts/ Fc, il s’agite pour des revendications qui tournent pour l’essentiel autour de : la réclamation de droits des travailleurs dus par des entreprises qui n’existent plus, de mieux être, de droits confisqués…

La solution serait alors à son avis de créer comme il l’avait du reste proposé au président de la République, un « forum social pour faire le point sur la situation des revendications du pays ». Une doléance acceptée par le président Wade sous forme d’un « observatoire des progrès sociaux » et qui devrait connaître une participation paritaire des acteurs du monde du travail. C’est après, poursuit le syndicaliste que l’on « s’attaquerait aux revendications de conquêtes ».

Ventre qui a faim, n’a point d’oreille

Mais pour Amsatou Sidibé, la responsable du Mouvement citoyen « Leneen », s’il y a cette situation sociale effervescente, c’est parce qu’on a « l’impression que dans ce pays, on marche sur la tête, les jambes en l’air ». Plus grave encore, poursuit l’universitaire, « les gouvernants n’ont pas conscience des souffrances des populations avec les coupures d’électricité qui n’épargnent même plus l’université, les inondations, les prix des denrées qui flambent… ». Face à tout ceci, Mme Sidibé se « désole » de la solution proposée par l’Etat qui se manifeste « à travers une alchimie de politique politicienne et une gabegie écoeurante ». L’intérêt serait alors selon de faire une introspection et de mettre la pédale douce pour « ne pas arriver à une situation regrettable pour tous ». Car « ventre qui a faim n’a point d’oreille » et l’Etat doit prendre en charge les souffrances des populations qui sont « fatiguées ». Se désolant de la situation à Soumbédioune qu’elle juge très « grave », le Pr. Amsatou Sow Sidibé, en bon juriste affirme que « nul n’a le droit de porter atteinte à la vie de l’autre ». Encore un précédent dangereux.

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