Mamadou Lamine Diallo pointe les faiblesses du rapport McKinsey

Les bonnes perspectives de l’économie africaine, telles que dressées par le cabinet de stratégie McKinsey Gobal Institute, ne rendent pas compte de questions importantes qui pourraient hypothéquer ou freiner la croissance de l’Afrique, a soutenu, mardi 3 août, l’économiste sénégalais Mamadou Lamine Diallo.
L’analyse de ce cabinet de stratégie éclipse des sujets comme le Sida, le paludisme, les questions environnementales, l’énergie, qui sont de nature à remettre en cause les perspectives de croissance ainsi mises en exergue, a-t-il ajouté au cours d’une conférence publique organisée à la Fondation Konrad Adenauer (FKA).

Mamadou Lamine Diallo présentait le rapport du cabinet McKinsey intitulé « Les Lions en mouvement : progrès et potentiels des économies africaines », réalisé en juin 2010 et qui dresse une perspective générale des économies africaines.

La concrétisation de ces bonnes perspectives suppose que l’Afrique puisse compter sur des dirigeants éclairés pour présider aux destinées du continent, selon lui. M. Diallo a de ce point de vue préconisé «un renouvèlement de la classe politique ».

Il a soutenu que ce rapport n’a pas pris en compte certains défis qui se posent au continent africain, dont la gestion de l’urbanisation galopante, la croissance démographique, sans compter les questions de l’éducation, de la dette publique, des déficits budgétaires, etc.

Le rapport annonce pour le continent africain des perspectives intéressantes de croissance, à partir du secteur de l’agriculture, des télécommunications, de  l’augmentation  du pouvoir d’achat, la croissance démographique et l’urbanisation galopante.

«Aujourd`hui le taux (tarif) de retour sur l`investissement étranger en Afrique est plus haut que dans toute autre région de développement. La première entrée dans des économies africaines offre des occasions de créer des marchés, d’établir des marques, la structure d`industrie de forme, d’influencer des préférences clients et établir des relations à long terme», lit-on sur le site du cabinet McKinsey Global Institute.

L’accroissement du PIB des pays africains constitue un autre motif d’espoir pour les 20 prochaines années, selon le cabinet. « Le PIB global de l`Afrique qui était  à 1600 milliards de dollars en 2008, est maintenant grossièrement égal  à celui  de  la Russie ou du Brésil », précise Mckinsey. A cela, il faut ajouter la relative stabilité politique et les réformes macro-économiques engagées par les pays du continent.

Un autre atout pour les économies africaines est lié au fait qu’«aujourd`hui, 40 pour cent d`Africains vivent dans des zones urbaines (…) Du coup la « hausse du consommateur urbain africain » participera  à cette « croissance » annoncée, selon le cabinet américain.

Les ressources naturelles ont représenté 24 pour cent de la croissance de ce PIB de 2000 à 2008,  selon la même source, qui ajoute que l’accélération de la croissance de l’Afrique  est soutenue par  27 de ses 30 économies les plus dynamiques qui se sont étendues rapidement après 2000.

Quatre groupes  d’industrie dont l’agriculture et les infrastructures pourraient générer 2600 milliards de dollars  de revenu annuel sur le contient avant 2020 ou « 1000 milliards de dollars de plus qu’aujourd’hui », du fait que la croissance  économique créera  de « nouvelles occasions  substantielles d’affaires  qui sont  souvent oubliées par des sociétés mondiales».

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