Archive pour septembre, 2010

Al-Qaïda irréductible au Sahel

Posted in International, politique, société on septembre 9, 2010 by larevelation news

Le gouvernement espagnol aurait versé 4 millions d’euros pour obtenir la libération des otages catalans détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Une politique qui pourrait s’avérer catastrophique à long terme. Elle illustre l’impuissance de l’Occident face au terrorisme.

Image des otages espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual diffusée le 12 mars 2010.

© AFP

Image des otages espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual diffusée le 12 mars 2010.

Quelque dix années après le début de ce qu’on appelle la « guerre contre le terrorisme », celui-ci n’est pas vaincu. Il a au contraire remporté suffisamment de victoires pour continuer d’agir pendant dix années encore, voire davantage. Cela ne se limite pas à l’aspect militaire. Plus insidieusement, il a également changé les mentalités de ceux qui se battent contre lui. Considérant que la fin justifie les moyens, ils admettent désormais des méthodes qui étaient auparavant taboues. La mort de civils par exemple est devenue chose courante, justifiée par la difficulté de déterminer avec précision les positions des terroristes et par l’insuffisance des services du renseignement. De même, les sociétés de sécurité privées ont été investies d’un rôle considérable, permettant à des centaines de gens de devenir des tueurs professionnels qui, contrairement aux soldats réguliers, ne sont pas tenus par les lois de la guerre ou conventions internationales et bénéficient donc d’une large immunité.

Partout dans le monde, les gouvernements peuvent prendre prétexte d’assurer l’ordre public pour écraser l’ensemble de leurs citoyens par des restrictions des libertés. Leurs mouvements sont guettés par des caméras de surveillance, leurs déplacements strictement contrôlés et leurs correspondances consciencieusement enregistrées. Récemment, la libération des otages espagnols Roque Pascual et Albert Vilalta [le 23 août] a fourni une illustration édifiante du renversement des valeurs. Elle avait été présentée comme une grande victoire pour l’Espagne et le gouvernement s’en était vanté devant la presse. En France, certains s’en sont servis pour critiquer Nicolas Sarkozy d’avoir fait le choix de la force dans le cas de Michel Germaneau et d’avoir lancé une intervention militaire qui avait conduit à l’exécution de l’otage français [le 25 juillet]. Ainsi, le fait de négocier avec les terroristes et de leur verser une rançon – estimée à 4 millions d’euros par El Mundo – n’est plus seulement considéré comme normal, mais comme souhaitable. Une telle politique encouragera fatalement d’autres enlèvements et permettra aux groupes qui en ont fait leur métier de se développer, puisqu’ils en tirent des profits dont leurs membres n’auraient pas osé imaginer dans leurs rêves les plus fous.

Il est vrai que la décision du président français était intervenue dans des circonstances particulières. En effet, il devait faire face à une chute de popularité à la suite des soupçons de corruption pesant sur l’un de ses ministres [affaire Woerth]. Certains ont donc eu l’impression que le choix de l’intervention militaire avait été fait dans l’espoir de détourner l’attention. En cas de succès, cela aurait peut-être permis de remonter la pente. Sauf qu’une décision d’une telle importance ne peut se prendre uniquement en fonction de calculs de politique intérieure. Les Français sont conscients qu’ils constituent la principale cible dans la région du Sahara et que les premiers concernés par une extension des prises d’otages seraient leurs propres ressortissants. Nul doute que l’échec de l’opération militaire française sera lourd de conséquences, tout autant que le succès de l’opération – financière – espagnole. A moins que tous les acteurs concernés ne mettent le sujet sur la table et en discutent sérieusement afin de parvenir à une coordination de leurs politiques respectives, la région verra l’ouverture d’un nouveau front et la situation deviendra difficilement contrôlable.

Les Américains et les Français essaient depuis des années de pousser dans ce sens, mais sans que les résultats soient à la hauteur de leurs espérances. Cela s’explique d’une part par le manque d’habileté dont les puissances occidentales ont fait preuve jusqu’à présent dans le développement d’une stratégie. D’autre part, les pays concernés entretiennent trop d’antagonismes pour coordonner leurs politiques sécuritaires. L’Algérie, par exemple, considère qu’elle est habilitée à jouer le rôle de principal partenaire des puissances occidentales dans ce domaine, en faisant valoir que les groupes terroristes agissant au Sahara sont l’extension des réseaux terroristes algériens dont le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika est parvenu à venir à bout, du moins en partie. Sauf que les voisins ne sont pas prêts à lui céder le rôle de gendarme du Sahara, ni de lui permettre de jouer cette carte pour renforcer ses relations militaires et policières avec les Etats-Unis et l’Union européenne. Par ailleurs, la traque des groupes terroristes peut nécessiter d’une part de franchir des frontières, d’autre part de taire certaines informations sensibles. Ainsi, à défaut d’une coopération véritable et d’une instance bien précise pour mener les opérations, les efforts ne peuvent que rester disparates et inefficaces.

Le plus grand danger serait que le rayon d’action de ces groupes s’étende vers les villes proches du Sahara. La misère qui y règne pourrait pousser certains de leurs habitants à les rejoindre, à leur apporter du soutien ou à leur donner des informations pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs convictions idéologiques.

L’invasion américaine n’a pas eu lieu

Posted in International, politique, société on septembre 9, 2010 by larevelation news

Dans les manuels d’histoire irakiens, on évite tout sujet qui fâche. On évoque à peine le régime de Saddam Hussein, les effets de la présence américaine ou encore les conflits religieux.

Le 9 avril 2003, la statue du président Saddam Hussein a été déboulonnée par l'armée américaine, le jour de la prise de Bagdad.

© AFP

Le 9 avril 2003, la statue du président Saddam Hussein a été déboulonnée par l’armée américaine, le jour de la prise de Bagdad.

Alors que la violence religieuse est à son comble, May Abul Wahab n’a pas le droit d’enseigner à ses élèves quoi que ce soit ayant trait à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis ou au régime de Saddam Hussein renversé par ces derniers. Selon Mme Wahab, proviseure d’un lycée de Bagdad, “aucun de ces faits n’a officiellement eu lieu”. Toutefois, comme la plupart des Irakiens, elle n’est pas pressée de voir Saddam Hussein apparaître dans les livres d’histoire. Au cours des trois décennies et plus durant lesquelles Saddam Hussein était au pouvoir, l’éducation – et tout particulièrement l’Histoire – a été un outil d’endoctrinement pour inculquer aux jeunes la doctrine du parti Baas et un moyen de promouvoir le culte de la personnalité. Après sept ans de guerre, la tâche de rétablir la vérité historique dans l’enseignement se heurte aux manœuvres politiques et à la peur qu’elle ne tourne en querelles religieuses, lesquelles s’achèvent souvent par un bain de sang en Irak.

“Nous essayons d’éviter les sujets sensibles”, explique Khazi Mutlaq, chargé de remanier les programmes scolaires. “Prenez les événements qui ont eu lieu en 2003, l’invasion américaine. Certains Irakiens appellent cette dernière ‘opération liberté’. D’autres la voient comme une occupation. C’est pour ça qu’elle n’apparaît pas dans les programmes.” Le gouvernement irakien a entrepris en 2008 une refonte du programme scolaire, qui ne sera pas achevée avant 2012.

“Le problème tient aussi au schisme religieux”, indique Mohammed al-Jawahri, directeur adjoint au ministère de l’Education. “Chaque branche de l’islam essaie d’escamoter ce qu’elle n’approuve pas. Prenez la prière. Les chiites la font les mains tendues, tournées vers le bas. Les Sunnites quant à eux croisent les bras. Dites-moi alors quel style enseigner.” La réponse la plus évidente – les deux – n’est pas facile à concevoir dans un pays qui a longtemps été déchiré par des conflits religieux. “La société irakienne n’a pas connu d’éducation qui mette en avant la diversité d’opinions”, poursuit Mohammed al-Jawahri.

La chute de Saddam Hussein est brièvement évoquée dans un récent manuel d’histoire destiné aux lycéens. On y parle seulement de l’“ancien régime” ou du “dictateur”. La répression politique, l’agitation et le mécontentement du peuple irakien avant le coup d’Etat baasiste de 1958 y sont comparés aux réactions de l’opinion publique face aux crimes de Saddam Hussein. L’invasion américaine n’apparaît quant à elle nulle part. Quand un élève pose des questions sur la guerre, certains professeurs s’empressent de changer de sujet. D’autres y voient cependant l’occasion d’entamer des débats, même s’ils s’éloignent ainsi de la ligne de conduite qu’on leur a dictée.

“On a parfois besoin d’en parler”, commente Wasan Mahmud, professeur à Al Ahrar, une école secondaire pour filles à Bagdad. “Quand je parle de l’invasion américaine, je la qualifie d’occupation, pas de libération”. Hutham Hussein, qui enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine, ajoute que, “lorsqu’il y a une discussion sur la colonisation, je prends pour exemple l’invasion américaine. On parle bien des colonisations française et britannique. Pourquoi ne mentionnerait-on pas celle venue d’Amérique ?”.

Rencontre avec le pasteur qui veut brûler le Coran

Posted in International, politique, société on septembre 9, 2010 by larevelation news
Terry Jones, ce pasteur américain qui créé la polémique, confirme à FranceSoir.fr qu’il brûlera  bien des exemplaires du texte sacré le 11 septembre prochain.

Le pasteur Terry Jones Le pasteur Terry Jones © SIPA France-Soir. Votre journée internationale pour brûler le Coran indigne jusqu’à Barack Obama en personne. Irez-vous jusqu’au bout ?
Terry Jones.
Je suis déterminé. La situation est trop grave pour abandonner maintenant. Chaque jour, l’islamisation de l’Amérique progresse. Nous voulons alerter l’opinion sur cette menace et lancer un message aux musulmans, leur disant que la charia ne serait pas la bienvenue aux Etats-Unis.

FS. Comment avez-vous eu l’idée de cette journée ?
TJ.
C’était il y a environ un an. Nous venions d’installer sur la pelouse de notre église, The Dove World Outreach Center à Gainesville (Floride), des pancartes sur lesquelles était inscrite la phrase « Islam Is Of The Devil » (« L’islam appartient au Diable ») lorsqu’ un collaborateur a suggéré que nous organisions un autodafé du Coran. Je n’ai pas hésité.

FS. Sur quoi vous basez-vous pour dire que l’islam est un danger pour les Etats-Unis ?
TJ.
En juillet dernier, un tribunal a invoqué le Coran dans l’acquittement d’un musulman accusé de battre et violer sa femme (le jugement a été renversé en appel, ndlr). En Europe, je sais que l’Allemagne est confrontée à des problèmes similaires. Je l’ai vu sur le terrain lorsque j’étais pasteur là-bas.

FS. Avez-vous lu le Coran ?
TJ.
J’en ai lu quelques passages. Je dois avouer que j’en ai une connaissance limitée.

FS. Le commandant des forces internationales en Afghanistan David Petraeus affirme que votre autodafé pourrait faire grossir les rangs d’Al Qaeda.
TJ.
Nous mesurons le pour et le contre, mais le message que nous voulons faire passer est trop important. Nous ne pouvons plus attendre. Croyez-moi, je m’en serai bien passé : j’ai encore reçu une menace de mort aujourd’hui et le FBI visite régulièrement l’église. Si des musulmans brûlaient la Bible, je serai en colère, bien sûr. Mais je ne deviendrai pas terroriste pour autant.

FS. Comment réagissez-vous aux attaques de votre propre famille religieuse sur le caractère non-chrétien de votre initiative ?
TJ.
Je suis triste que les miens réagissent de la sorte. L’Eglise ne prend plus position sur les problèmes moraux. La Bible ne lui importe plus, tout ce qui l’intéresse, c’est de ménager ses fidèles pour garder leur argent. Le problème en réalité, n’est pas l’islam, mais la faiblesse de l’Eglise. L’Amérique est en train de perdre son identité chrétienne et les chrétiens doivent réagir. Nous avons besoin d’une renaissance.

Fidel Castro : « le modèle cubain ne marche même plus pour nous »

Posted in économie, International, politique on septembre 9, 2010 by larevelation news
Fidel Castro.

Fidel Castro.

Reuters

Fidel Castro qui a quitté le pouvoir il y a quatre ans, n’en finit pas de surprendre. Cet été a été marqué par plusieurs réapparitions publiques de l’ancien président cubain qui reste commandant en chef. Aujourd’hui, dans une rare interview donnée à un journaliste américain, Fidel Castro a admis certaines erreurs de la révolution.

A la Havane, autour d’un verre de vin rouge et d’un plat de poisson, Jeffrey Goldberg a cru avoir des problèmes d’audition. Le journaliste d’Atlantic Magazine déjeune avec Fidel Castro et lui demande : le modèle économique cubain est-il exportable dans d’autres pays ? Le lider maximo lui répond : « le modèle cubain ne fonctionne même plus pour nous… »

Une déclaration surprenante, même si la mauvaise santé de l’économie cubaine n’est un secret pour personne. Ces propos semblent en tout cas confirmer que Fidel Castro soutient les réformes modestes lancées par son frère Raul pour stimuler l’économie. Dans un pays où l’état contrôle le secteur à 90%, pas question pour les cubains de devenir capitalistes, mais les autorités demandent désormais à la population de moins solliciter le pouvoir central et de travailler davantage.

Une orientation donc approuvée par le père de la révolution. Lors de l’entretien, Fidel Castro a aussi reconnu sa propre erreur de jugement en 1962, lors de la crise des missiles de Cuba. Quarante-huit ans après, Fidel Castro confesse que ça ne valait pas vraiment la peine de suggérer aux soviétiques d’utiliser l’arme nucléaire contre les Etats-Unis.

El Hadji Diouf cité dans un scandale sexuel en Angleterre : Il a payé 240 euros pour coucher avec une prostituée de… 17 ans

Posted in International, senegal, sports on septembre 8, 2010 by larevelation news

Le footballeur sénégalais, El hadji Diouf, est cité dans un scandale sexuel en Angleterre dans l’affaire de la prostituée du célèbre joueur anglais Wayne Rooney. Selon le «Daily Mail», Rooney ne serait pas le seul sportif à avoir eu recours aux services de la jeune prostituée. Le Sénégalais El Hadji Diouf (Blackburn Rovers) aurait ainsi payé 200 Livres (311 francs) pour coucher avec Jennifer alors qu’elle n’avait que 17 ans.
Outre Manche, l’affaire grand bruit du fait que la fille, Jennifer Thompson, aujourd’hui âgé de 21 ans, a avoué publiquement dans les tabloïds anglais avoir entretenus des relations sexuelles avec Rooney alors que sa femme était enceinte. Jennifer a brandi ses multiples relations avec la star anglaise comme un trophée de guerre.

L’épouse de Diouf traite Jennifer de pute
Pour en revenir à sa relation avec Diouf, celle ci date de l’époque où El Hadji évoluait à Bolton. La jeune fille qui était encore au collège s’était faite recrutée pour un petit boulot au sein du club, mais en réalité, comme l’a révélé le Daily Mail, c’était dans le but de se taper des footballeurs.
Un autre footballeur sénégalais, Ibrahima Sonko est également cité dans le scandale par la presse britannique, mais les informations restent à confirmer.

El Hadji Diouf, qui a été prise en photo avec la fameuse fille de joie (l’image qui accompagne le texte), a du souci à se faire. Son épouse Valérie Bishop citée par le quotidien The Sun traite Jennifer de « pute ». « Je sais qui est cette fille, elle est juste une pute », dit Valérie citée par The Sun. Une source proche du couple promet une séance d’explications entre Valérie et El Hadji Diouf.

Auteur: politicosn.com

Limogeage après une sortie Karim Wade : les travailleurs du Coud crient au scandale

Posted in politique, senegal, société on septembre 8, 2010 by larevelation news

Après Syndiély Wade avec l’ambassadeur du Sénégal au Brésil, c’est au tour de Karim Wade de se voir accuser d’être derrière le licenciement du chef du service social du Centre des œuvres Universitaire de Dakar(Coud), Babacar Diagne. La coïncidence est à ce point troublante que le désormais ex employé du Coud a été licencié suite à une contribution très critique à l’égard du fils du chef de l’Etat, publiée dans le journal Le Quotidien au nom du mouvement Taxawu Sopi. Il y soutenait que « Karim Wade est un danger privé pour le Pds et public pour les Sénégalais. Les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ne voteront jamais pour lui, comme en atteste sa défaite lors des élections locales de 2009 dans son propre bureau de vote du Pont E ».

Assez pour que ses camarades syndicaux y voient la main de Karim Wade et se mettent en ordre de bataille. En conférence de presse mardi, Aboubacry Niane, responsable du Syndicat des Travailleurs des centres universitaires, (Satuc), qui condamne et soutien mordicus qu’il s’agit bien» du « cabinet du ministre Karim Wade qui a intimé l’ordre à Sitor Ndour de virer M. Diagne. Mieux, soutient M Niane, « il est autant plus insupportable que le directeur du Coud avoue avoir reçue une injonction venant de l’Etat ». Le secrétaire Général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal(FGTS), Sidiya Ndiaye, déclare pour sa part que « c’est une mesure politique et c’est inadmissible dans l’espace universitaire (…) Karim Wade est en train de montrer son vrai visage ».

Auteur: senewebnews

Un groupe évangélique veut brûler en public un Coran le 11 septembre

Posted in International, politique, société on septembre 8, 2010 by larevelation news

Le général américain David Petraeus s’inquiète pour ses troupes en Afghanistan. Des chrétiens évangéliques de Floride envisagent de brûler un Coran en public pour commémorer le 9e anniversaire des attentats du 11 septembre. Un projet qui pourrait avoir des répercussions en Afghanistan et dans l’ensemble du monde musulman.

L’église baptiste qui veut mettre de l’huile sur le feu porte pourtant un nom poétique : « Atteindre un monde de paix ». Comment ? En organisant un autodafé.

Ces fondamentalistes chrétiens parlent de l’islam comme d’une religion diabolique. Ils ont donc prévu de livrer aux flammes le livre sacré des musulmans, le 11 septembre prochain, en public dans la petite localité de Gainesville en Floride.

Cette communauté évangélique ne compte qu’une cinquantaine de membres mais son projet suscite déjà l’indignation un peu partout dans le monde. Des manifestations ont été organisées à Kaboul, les églises chrétiennes d’Indonésie demandent à Barack Obama d’intervenir pour empêcher un geste digne du Moyen Age. L’Iran a prévenu : la provocation déclenchera des réactions incontrôlables.

On se souvient du tollé et des violences qui avait suivi la publication au Danemark en 2005 des caricatures de Mahomet. Mais le pasteur américain qui est à l’origine de cette initiative, Terry Jones, semble déterminé. « Nous devons envoyer un message clair aux radicaux musulmans. Nous ne seront plus dominés et contrôlés par la peur et les menaces », dit-il.

Un projet unanimement condamné dans le monde

Photo : Des manifestants indonésiens du groupe islamique Hizbut Tahrir protestent à Jakarta, le 4 septembre 2010, contre le projet du pasteur Terry Jones de brûler un Coran en public

Le projet du « Dove World Outreach Center », groupe évangéliste américain, de brûler le Coran le 11 septembre, a suscité à travers le monde de fermes mises en garde. Pour la Maison Blanche, ce projet « place les troupes en danger », un point de vue similaire à celui précédemment émis par le général David Petraeus, commandant des forces internationales en Afghanistan. Le général, avait évoqué les répercussions de cette action qui servirait la propagande des talibans en Afghanistan. « Cela renforcerait le sentiment anti-américain », a-t-il ajouté.

Lors d’un diner de rupture du jeûne (Iftar) organisé au département d’Etat, Hillary Clinton, le chef de la diplomatie américaine a déclaré être «encouragée par la condamnation claire et sans équivoque de ce geste irrespectueux qui est venue des chefs américains de toutes les religions, ainsi que des dirigeants américains laïques et des leaders d’opinion » .

Le ministre américain de la Justice, Eric Holder a reçu le 7 septembre seize associations religieuses, toutes croyances confondues, dans le but d’examiner les mesures pouvant être prises contre les attaques antimusulmanes.

En Europe, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne a à son tour, clairement condamné ce projet, et rappelé la nécessité de « respecter toutes les croyances religieuses » .

A l’instar du général David Petraeus, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan, tout en condamnant ce projet, a souligné son risque : des conséquences néfastes sur la sécurité des troupes.

Du côté du monde musulman, Amr, Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a dénoncé le projet « d’un fanatique ». L’institution sunnite d’Al-Azhar du Caire a estimé que « si le gouvernement américain ne parvient pas à l’arrêter (le projet), cela nuira les relations de l’Amérique avec le monde musulman, et constituera une opportunité pour le terrorisme ».

L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, s’est fait lui aussi l’écho des multiples condamnations, et titre ainsi ce mardi 8 septembre : « Que personne ne brûle le Coran ».