Archive for the économie Category

Fidel Castro : « le modèle cubain ne marche même plus pour nous »

Posted in économie, International, politique on septembre 9, 2010 by larevelation news
Fidel Castro.

Fidel Castro.

Reuters

Fidel Castro qui a quitté le pouvoir il y a quatre ans, n’en finit pas de surprendre. Cet été a été marqué par plusieurs réapparitions publiques de l’ancien président cubain qui reste commandant en chef. Aujourd’hui, dans une rare interview donnée à un journaliste américain, Fidel Castro a admis certaines erreurs de la révolution.

A la Havane, autour d’un verre de vin rouge et d’un plat de poisson, Jeffrey Goldberg a cru avoir des problèmes d’audition. Le journaliste d’Atlantic Magazine déjeune avec Fidel Castro et lui demande : le modèle économique cubain est-il exportable dans d’autres pays ? Le lider maximo lui répond : « le modèle cubain ne fonctionne même plus pour nous… »

Une déclaration surprenante, même si la mauvaise santé de l’économie cubaine n’est un secret pour personne. Ces propos semblent en tout cas confirmer que Fidel Castro soutient les réformes modestes lancées par son frère Raul pour stimuler l’économie. Dans un pays où l’état contrôle le secteur à 90%, pas question pour les cubains de devenir capitalistes, mais les autorités demandent désormais à la population de moins solliciter le pouvoir central et de travailler davantage.

Une orientation donc approuvée par le père de la révolution. Lors de l’entretien, Fidel Castro a aussi reconnu sa propre erreur de jugement en 1962, lors de la crise des missiles de Cuba. Quarante-huit ans après, Fidel Castro confesse que ça ne valait pas vraiment la peine de suggérer aux soviétiques d’utiliser l’arme nucléaire contre les Etats-Unis.

De retour d’un mois de vacances, Wade ignore les questions brûlantes et parle de la victoire des Lions

Posted in économie, senegal, société, sports on septembre 6, 2010 by larevelation news

De retour de vacances estivales d’un mois en France, le président Wade , accueilli dimanche après midi à l’aéroport de Dakar a snobé les sujets brûlants de l’actualité, pour ne parler que de la victoire des Lions du Sénégal. ‘’Je suis très satisfait et très fier de ces Lions qui ressemblent à leurs pères et grands-pères qui ont toujours hissé haut la bannière sénégalaise. Je voudrais les féliciter », a dit Wade. ‘’C’est l’occasion pour moi de m’adresser au peuple sénégalais pour saluer la bonne nouvelle de la victoire des Lions’’, a-t-il dit devant les caméras de la télévision nationale. Il a ajouté : ’’Je voudrais les féliciter.

C’est une nouvelle agréable. Ils ont honoré le Sénégal. On sait que ce sont de bons joueurs, la question que l’on se posait était de savoir s’il y avait une harmonie pour pouvoir gagner’’.
Quid des autres sujets, comme le débat sur sa candidature ou encore les rumeurs d’un couplage possible des élections, Wade n’en a dit mot. Il a gardé son mutisme.

Auteur: politicosn.com

SENELEC : tous les 17 jours, 3 milliards disparaissent des caisses de l’Etat, selon Niasse

Posted in économie, politique, senegal on septembre 6, 2010 by larevelation news

Beaucoup de personnalités politiques, religieuses et de simples citoyens ont pris part à l’audition du journaliste-investigateur, Abdou Latif Coulibaly, par un jury populaire mis en place par le Cadre d’action et de concertation de la société civile (Casc). Parmi ces personnalités, il y avait le leader de l’Alliance des forces de progrès (Afp).

Réagissant suite à l’affaire des 20 milliards de commissions versés à des autorités étatiques après l’attribution de la troisième licence de téléphonie à Sudatel, Moustapha Niasse a déclaré que le vol est devenu une pratique courante au Sénégal. La preuve par la Senelec. « Des vols sont perpétré chaque semaine.  Tous les 17 jours, 3 milliards disparaissent des caisses de l’Etat ». Selon lui, ces trois milliards représentent la différence entre le prix réel du fuel acquis et le prix déclaré pour faire fonctionner les turbines des centrales de la Société nationale d’électricité (Senelec).

Auteur: senewebnews

La colère gronde à Maputo

Posted in économie, International, société on septembre 4, 2010 by larevelation news

Une voiture incendiée dans une rue de Maputo, après les émeutes contre la vie chère, 2 septembre 2010.

Une voiture incendiée dans une rue de Maputo, après les émeutes contre la vie chère, 2 septembre 2010.

Tout comme le 5 février 2008, Maputo a connu le 1er septembre une journée sous le signe de barricades de pneus brûlant dans la rue, de jets de pierres sur des voitures et des vitrines, et de citoyens tués par les balles des forces de police. Comme lors de ce mois de février, la révolte a été convoquée via SMS et le bouche à oreille et s’est répandue telle une boule de neige d’un quartier populaire à un autre, à mesure que la fumée des barricades voisines devenait visible. Comme en 2008, la cause immédiate des protestations a été l’augmentation brutale des prix. A l’époque, c’était les tarifs des « chapas », des fourgonnettes brinquebalantes qui servent de moyen de transport à l’immense majorité des habitants. Aujourd’hui, c’est celui de l’eau, de l’électricité, et du pain et du riz – leur base alimentaire. Ajoutons que dans les deux cas, les augmentations menacent les perspectives de survie d’une population qui a besoin de toute son ingéniosité et de sa débrouillardise pour, simplement, se maintenir au bord du précipice. Pour ces pauvres, le plus irritant ce ne sont pas les augmentations, mais ce qu’elles signifient : une déconsidération de la part de ceux qui décident face à leurs difficultés et leurs besoins les plus élémentaires.

Avec la fin de la guerre civile, le Mozambique est passé d’un régime socialisant et paternaliste à une politique ultralibérale qui a entraîné l’augmentation du chômage et l’apparition d’une élite économique issue ou proche de l’élite politique. Mais aussi l’érosion du contrôle local de la population à travers les institutions partisanes qui, si elles pouvaient être à l’origine d’abus, jouaient également le rôle de canalisateur des besoins et des demandes populaires. Le sentiment qui se propage actuellement dans les quartiers populaires du Grand Maputo est celui d’une incertitude globale quant au futur et à leur propre survie et l’idée que leurs difficultés sont devenues sans intérêt pour les puissants, qu’il n’y a pas de canaux où communiquer de façon efficace leurs demandes. Cette situation et cette vision expliquent que les révoltes comme celle de mercredi sont perçues comme la seule forme viable de protestation. Et qu’elles se peuvent se produire chaque fois qu’une nouvelle mesure menacera leur survie alors qu’ils voient défiler devant eux de véritables ostentations de richesse et d’inégalité.

Cela ne signifie pas que ceux qui protestent violemment prétendent mettre en cause le gouvernement ou le parti qui le dirige depuis l’indépendance. Maputo est un bastion du FRELIMO [le Front de libération du Mozambique, qui a conduit dès le début des années 1960 la lutte pour l’indépendance de cette ex-colonie portugaise] et la majorité des manifestants ont vraisemblablement voté pour lui lors des législatives de l’an passé. Sauf que la vision des droits et des devoirs entre gouvernants et gouvernés qui prédomine chez les habitants des quartiers populaires ne coïncide pas avec la tradition européenne (et celle des élites politiques locales). Pour eux, il suffit qu’un gouvernement légitime prenne des décisions légales pour que celles-ci soient de la sorte légitimes. Ils considèrent plutôt que le pouvoir n’a pas à être menacé mais, en contrepartie, il doit garantir un minimum de bien-être et de dignité aux personnes qu’il gouverne. Le gouvernant peut « manger plus », mais pas « manger tout seul » au prix de la faim des autres.

Les révoltés du 1er septembre (tout comme ceux de 2008) protestaient contre une décision politique concrète, contre la façon dont le pouvoir politique est exercé. En fin de compte, ils protestaient contre ce qu’ils considèrent être une rupture du « contrat social » qu’ils établissent avec le pouvoir et auquel ils se soumettent. Une rupture qu’ils ne tolèrent plus. Bien sûr, chaque fois qu’une révolte est couronnée de succès (celle de 2008 était un véritable motif d’orgueil dans les quartiers pauvres), cela renforce l’idée populaire que c’est la seule forme efficace de protestation. Ce qui met le gouvernement mozambicain face à un dilemme épineux : soit il ne cède pas aux demandes et il augmente de façon exponentielle la répression policière, risquant de la sorte de perdre l’appui financier international dont il dépend ; soit il agit d’une façon plus « traditionnellement » africaine, en étant plus à l’écoute, en dialoguant, ce qui fragiliserait ses pratiques autoritaires et la concentration de richesse telle qu’elle existe aujourd’hui.

Corruption, trafic de drogue : Moustapha Guirassy seul contre le Congrès américain

Posted in économie, International, politique, senegal on août 31, 2010 by larevelation news

Le Congrès américain a, dans un rapport daté du 16 août, sévèrement critiqué le gouvernement sénégalais, rappelant que le Département d’Etat avait déjà, dans un rapport daté de 2009, fait état du « développement de la corruption à tous les niveaux, surtout au niveau national ». Le dernier rapport est encore plus critique. Il présente le Sénégal comme une plaque tournante de la drogue en provenance de l’Amérique du Nord.  Dans un chapitre titré « trafic illégal et crime organisé », le rapport présente les chiffres de l’Onu selon lesquelles les sommes concernées feraient 8,2 fois le Produit national brut du pays et financeraient le sous-secteur de la construction. Le rapporteur, Alexis Arief, donne pour preuve la saisie record de près de 4 tonnes de cocaïne il y a deux ans, ayant conduit à l’arrestation de plusieurs ressortissants sud-américains. Le Sénégal possède des instruments de contrôle financier, mais le rapport juge les institutions de lutte contre la criminalité financière trop peu efficaces.

Qu’à cela ne tienne, le ministre de la Communication considère que ce rapport du Congrès américain est l’œuvre de quelques sénateurs malveillants. Interpellé par la Rfm, le ministre de la communication botte en touche. «  Ce n’est pas le congrès qui  a parlé ou l’Etat, mais une catégorie de sénateurs », clame Moustapha Guiarassy. « Le gouvernement du Sénégal de façon souveraine est entrain de mettre en avant tous les mécanismes pour la bonne gouvernance », a-t-il ajouté.

Source: Senewebnews

TFM démarre ce mercredi avec un lourd endettement de près d’un milliard

Posted in économie, politique, senegal on août 31, 2010 by larevelation news

C’est ce mercredi que la Télévision Futurs Médias de Youssou Ndour va démarrer. La chaîne culturelle lance ses programmes dans un climat de morosité générale des médias au Sénégal. L’essentiel des maisons de presse sont endettés et au bord du dépôt de bilan. Fait rare dans ce milieu, le groupe Futurs Médias est le seul à dégager une bonne santé financière avec le journal L’Observateur dont le chiffre d’affaires avoisine les 2 milliards avec des marges de profits au moins égales à 20%. Cependant, le principal goulot d’étranglement de TFM sera l’endettement : avec des dettes qui avoisinent, le milliard de francs CFA, principalement contracté auprès de la CBAO, TFM devra faire ses preuves financières dans un secteur où les déficits se cumulent d’année en année.

Concernant, les programmes, Youssou Ndour a souligné à l’édition de mardi du journal Le Quotidien que des journalistes « capables » de la RFM et de L’Observateur, entités de son groupe, seront utilisés pour qu’ils apportent « quelque chose » au programme de TFM.

« On va utiliser toutes les ressources à notre portée pour répondre aux attentes des observateurs, a-t-il dit. Il suffit juste d’un aménagement concerté entre les directeurs de programme de la radio et de la télé ».

« C’est à partir du premier septembre (demain) qu’on va mettre en place l’équipe qui devra diriger TFM. Et on lui passera le flambeau. Ce sera à elle de dire au public ce qu’elle va mettre en termes de contenu, dans un calendrier bien défini », a-t-il informé.

Nouvelle révélation de Ahmed Khalifa Niasse : «Wade a offert à Ticken Jah Facoly un milliard de francs CFA»

Posted in économie, International, politique, senegal on août 28, 2010 by larevelation news

Déplorant la mesure prise contre les mendiants, Ahmed Khalifa Niasse a révélé dans un entretien accordé au journal Sud Quotidien, que Wade a offert la somme d’un milliard de francs CFA au chanteur Ticken Jah Fakoly. « Quand Ticken Jah Facoly est venu ici, à Dakar, Wade lui a remis 1 milliard de nos francs. Cet argent, si on l’avait donné aux talibés et aux maîtres coraniques, beaucoup ne seront pas aujourd’hui dans la rue en train de mendier. Quand on donne à un chanteur de l’argent parce qu’il plaît à la famille présidentielle, alors qu’on refuge de faire le même geste pour les fils du terroir qui sont obligés de mendier pour manger, c’est créer les conditions de cette mendicité. L’interdire bêtement participe à créer une nouvelle criminalité »

Source: politicosn.com