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Youssou Ndour :  » il n’y a qu’au Sénégal qu’on fait la promotion des incompétents »

Posted in politique, senegal, Uncategorized on avril 26, 2010 by larevelation news

Le musicien sénégalais, Youssou Ndour, a porté de vives critiques à l’endroit du régime d’Abdoulaye Wade samedi, indiquant qu’il n’y a qu’au Sénégal que l’on fait la promotion « des incompétents à des postes de responsabilité ».Selon le quotidien l’As, qui rapporte les propos du chanteur sénégalais tenus lors d’une soirée dans un hôtel dakarois,   Youssou Ndour a invité son public jeune à ne pas se laisser faire. « Ne vous laisser pas faire car vous êtes  de futurs leaders. Vous devez vous pendre en charge. C’est très important, parce que le Sénégal n’a  ni pétrole, ni or, ni diamant. Ce que nous avons par contre, c’est notre  intelligence  pour le progrès », aurait déclaré le lead vocal du Super Etoile.
Youssou Ndour est en conflit avec le pouvoir d’Abdoulaye Wade, qui lui refuse l’autorisation de fréquence pour sa chaîne de télévision, la TFM. Le président sénégalais a avancé comme argument un financement étranger, ce que réfute catégoriquement M. Ndour. Dans la perspective de la prochaine présidentielle, le chanteur a lancé un mouvement citoyen, le « Fekke maci boole ».

Le président veut que tous ses invités étrangers soient à Dakar le 3 avril : une utilisation de l’indépendance du Sénégal pour inaugurer sa statue

Posted in Uncategorized with tags on mars 15, 2010 by larevelation news

 La presse s’est fait l’écho de la lettre que le chef de l’État a envoyé à ses invités étrangers, pour les besoins de l’indépendance du Sénégal. Il insiste pour que tous soient à Dakar dans la matinée du 3 avril prochain. Ce n’est pas fortuit.

Le président Wadde compte inaugurer sa statue « de la renaissance africaine » dans l’après midi du 3 avril, soit la veille de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Les présidents américain, Obama, et français, Sarkozy, ont décliné l’invitation de participer ce jour là à une vidéoconférence chacun, se tenant devant son monument. L’arrivée du président brésilien Lula est toujours incertaine, tout comme celle du guide libyen Kadhafi. Mais Wade ne veut pas d’un fiasco.

Ainsi, a-t-il manœuvré pour obtenir de ses pairs de l’Union africaine que tous fassent le déplacement pour le cinquantenaire de l’indépendance de chaque pays. Mais, il veut se servir plus que les autres. Il a adressé aux uns et aux autres leurs invitations, en exigeant leurs arrivées à Dakar, vingt-quatre heures avant notre fête nationale. Car le 3 avril, il procédera à l’inauguration de son monument. Ainsi, à l’occasion il pourra avoir autour de lui des personnalités étrangères, de figures de proue de la diaspora et les chefs d’État de tout le continent.

Naturellement à ses côtés il y aura les dignitaires de la République, comme ceux des différentes confréries du Sénégal. De la sorte, personne ne dira que l’inauguration a été un fiasco. À l’occasion, le président Wade ne voudra pas entendre ce mot. Ceci, pour un problème d’honneur personnel, il n’en a que pour son ego et sa famille, et pour des perspectives financières : son monument est conçu pour générer de l’argent et pour être contemplé. C’est à dessein qu’il a callé son inauguration à la veille de la fête de l’indépendance de notre pays. Il va utiliser le cinquantenaire du Sénégal, pour faire brancher les projecteurs et les regards sur sa statue et sa personne. Les fauteurs de trouble vont en pâtir, parce que déjà, le village de Ouakam, que surplombe la statue de Wade, est sous haute surveillance !

Le président Wade va utiliser l’État, pour sa gloire personnelle. Beaucoup diront que c’est un habitué des faits. Mais cette seule remarque est-elle suffisante ?

kc

Dakar, 5 mars (APS) – L’élaboration et la mise en œuvre du projet de recasement des marchands ambulants de Dakar vise à leur offrir ’’un cadre d’épanouissement plus humain’’ a expliqué, vendredi à Dakar, le directeur du commerce intérieur, El Hadji Alioune Diouf, à l’ouverture officielle des journées de réflexion de la Synergie des marchands dits ambulants pour le développement (SYMAD). M. Diouf a notamment expliqué qu’au-delà ‘’d’une simple volonté de recasement, ce projet d’envergure nationale aujourd’hui arrivé à un niveau d’exécution très avancé vise surtout à offrir aux marchands ambulants un cadre d’épanouissement plus humain et plus valorisant’’. Ce projet va rendre, selon lui, ’’toute sa dignité à une catégorie bien particulière de femmes, de jeunes, garçons et filles, d’opératrices et d’opérateurs économiques qui jouent un rôle extrêmement important dans la vie socio-économique du pays’’. Ce recasement participera, de ce fait, ’’au renouveau de la discipline et à l’application de la politique d’urbanisme commercial dans le cadre de la nouvelle politique d’aménagement du territoire national et de rationalisation de l’occupation de l’espace public’’, a-t-il soutenu. La récente création de la Commission nationale d’assistance des jeunes ambulants (CONAJEM) révèle, a-t-il poursuivi, ’’tout le vœu de l’Etat du Sénégal d’améliorer sensiblement les conditions de travail des marchands ambulants’’. Les recommandations qui sortiront des deux journées de réflexion ’’seront d’un apport considérable dans la recherche de solutions face aux questions qui interpellent l’Etat du Sénégal’’, a souligné le directeur du commerce intérieur. Selon lui, elles traduiront ’’la contribution personnelle et concrète des marchands ambulants à l’effort de prise en charge de leurs propres préoccupations et au processus de réforme du paysage commercial sénégalais aussi bien dans la région de Dakar qu’à l’intérieur du pays’’. El Hadji Alioune Diouf a rappelé que le gouvernement reste ’’attentif’’ aux préoccupations des marchands ambulants et va se faire ’’le devoir de trouver des réponses appropriées dans les meilleurs délais’’. ’’On nous accuse de tous les maux mais je suis sûr qu’au sortir de ces journées de réflexion, on aura fait un diagnostic de tous les maux et trouvé des solutions’’, a soutenu Adama Sow, marchand ambulant. ’’Nous n’avons pas de complexes par rapport à notre métier. Nous ne demandons rien à personne. Nous voulons juste être respectés’’, a-t-il ajouté. La SYMAD a été créée en 2008, suite aux événements intervenus entre les marchands ambulants, les citoyens et les pouvoirs publics.

Posted in Uncategorized on mars 5, 2010 by larevelation news

Dakar, 5 mars (APS) – L’élaboration et la mise en œuvre du projet de recasement des marchands ambulants de Dakar vise à leur offrir ’’un cadre d’épanouissement plus humain’’ a expliqué, vendredi à Dakar, le directeur du commerce intérieur, El Hadji Alioune Diouf, à l’ouverture officielle des journées de réflexion de la Synergie des marchands dits ambulants pour le développement (SYMAD).

M. Diouf a notamment expliqué qu’au-delà ‘’d’une simple volonté de recasement, ce projet d’envergure nationale aujourd’hui arrivé à un niveau d’exécution très avancé vise surtout à offrir aux marchands ambulants un cadre d’épanouissement plus humain et plus valorisant’’.

Ce projet va rendre, selon lui, ’’toute sa dignité à une catégorie bien particulière de femmes, de jeunes, garçons et filles, d’opératrices et d’opérateurs économiques qui jouent un rôle extrêmement important dans la vie socio-économique du pays’’.

Ce recasement participera, de ce fait, ’’au renouveau de la discipline et à l’application de la politique d’urbanisme commercial dans le cadre de la nouvelle politique d’aménagement du territoire national et de rationalisation de l’occupation de l’espace public’’, a-t-il soutenu.

La récente création de la Commission nationale d’assistance des jeunes ambulants (CONAJEM) révèle, a-t-il poursuivi, ’’tout le vœu de l’Etat du Sénégal d’améliorer sensiblement les conditions de travail des marchands ambulants’’.

Les recommandations qui sortiront des deux journées de réflexion ’’seront d’un apport considérable dans la recherche de solutions face aux questions qui interpellent l’Etat du Sénégal’’, a souligné le directeur du commerce intérieur.

Selon lui, elles traduiront ’’la contribution personnelle et concrète des marchands ambulants à l’effort de prise en charge de leurs propres préoccupations et au processus de réforme du paysage commercial sénégalais aussi bien dans la région de Dakar qu’à l’intérieur du pays’’.

El Hadji Alioune Diouf a rappelé que le gouvernement reste ’’attentif’’ aux préoccupations des marchands ambulants et va se faire ’’le devoir de trouver des réponses appropriées dans les meilleurs délais’’.

’’On nous accuse de tous les maux mais je suis sûr qu’au sortir de ces journées de réflexion, on aura fait un diagnostic de tous les maux et trouvé des solutions’’, a soutenu Adama Sow, marchand ambulant.

’’Nous n’avons pas de complexes par rapport à notre métier. Nous ne demandons rien à personne. Nous voulons juste être respectés’’, a-t-il ajouté.

La SYMAD a été créée en 2008, suite aux événements intervenus entre les marchands ambulants, les citoyens et les pouvoirs publics.

kc

NIAMEY (AFP) – Le Conseil militaire qui fait un coup d’Etat jeudi au Niger a annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d’Etat Télé Sahel.

Posted in Uncategorized on février 19, 2010 by larevelation news

NIAMEY (AFP) – Le Conseil militaire qui fait un coup d’Etat jeudi au Niger a annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d’Etat Télé Sahel.

Coup d’Etat au Niger, le président Tandja est tombé

Posted in Uncategorized on février 19, 2010 by larevelation news

Des militaires ont arrêté jeudi le président nigérien, Mamadou Tandja, lors d’un coup d’Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires. Une source diplomatique française avait peu après déclaré : « Il y a encore un peu de confusion, mais il semblerait que le président Tandja ainsi que ses ministres, qui sont retenus dans un autre endroit, soient aux mains des mutins. »

Voix du Sahel, la radio d’Etat a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire dès 18 h 40. Lors des coups d’Etat de 1974, 1996 et 1999, la radio d’Etat avait diffusé de la musique militaire avant que les mutins ne prennent la parole sur ses ondes.

En milieu d’après-midi, les militaires ont attaqué le palais présidentiel de Niamey à la fin d’un conseil des ministres. Pendant plusieurs heures, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, et des témoins ont affirmé avoir vu les dépouilles de plusieurs d’entre eux. « Il y a une tentative de coup d’Etat », a déclaré à Paris un responsable français, qui a requis l’anonymat.

 

Sanoussi Jackou, député nigérien se présentant comme non inscrit, quittait l’Assemblée nationale en voiture quand Le Monde.fr l’a joint par téléphone. Il a fait état d’une tentative de putsch, dont il ignorait encore l’issue vers 17 heures :

Augustin Augier, membre de l’ONG Alima, était à environ 1 kilomètre du palais quand les tirs ont retenti. Au moment où il a témoigné, les heurts n’étaient pas encore tout à fait terminés :

Un autre habitant de Niamey préférant garder l’anonymat a confié au Monde.fr qu' »il n’y avait eu aucun renfort massif de l’armée en direction du palais présidentiel. L’armée n’a visiblement pas pris position pour l’un ou l’autre camp ». Selon lui, les tirs avaient cessé aux alentours de 18 heures. Selon RFI, « l’information a vite circulé » dans la capitale nigérienne et les habitants « commençaient à fuir les marchés pour rentrer chez eux ». De son côté, le correspondant de la BBC note que les services de télévision et de radio fonctionnaient normalement. Les médias d’Etat ne communiquaient quant à eux aucune information sur une éventuelle tentative de coup d’Etat. Air France a décidé de suspendre ses vols vers Niamey. Pays pauvre du Sahel mais troisième producteur mondial d’uranium, avec une forte implantation du groupe nucléaire français Areva, le Niger traverse une grave crise politique depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l’an dernier le Parlement et obtenu une prolongation de son mandat. La nouvelle Constitution lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays. La tenue en octobre de législatives, boycottées par l’opposition, a entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), et l’Union européenne a suspendu son aide au développement. Le dialogue internigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, qui se déroule sous l’égide d’un médiateur de la Cedeao, a été suspendu la semaine dernière.

 



Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par une tentative de coup d’Etat selon des sources françaises, serait retenu dans une caserne à l’extérieur de Niamey, a indiqué à l’AFP un responsable sous couvert d’anonymat.

« Le président Tandja et son aide de camp seraient retenus dans la garnison de Tondibia », située à une vingtaine de kilomètres de la capitale, a affirmé cette source.

Plusieurs ministres seraient quant à eux retenus dans les locaux du Conseil supérieur de la communication, non loin du palais présidentiel, a-t-elle ajouté.

Une tentative de coup d’Etat est en cours dans le pays sahélien, selon des sources française ayant requis l’anonymat.

Des témoins ont fait état de tirs nourris dans la journée, notamment autour de la présidence.

 


Le président nigérien Mamadou Tandja, visé par une tentative de coup d’Etat aujourd’hui à Niamey, serait « entre les mains des mutins », a déclaré une source diplomatique française.

« Ca s’est passé à l’issue d’un conseil des ministres, il semblerait que le président Tandja soit à l’heure actuelle entre les mains des mutins et que les membres du gouvernement soient eux-même retenus », a indiqué cette source en fin d’après-midi. « Il y a actuellement une réunion des chefs militaires » à Niamey, a-t-elle ajouté.

De son côté, une source diplomatique africaine à Niamey a déclaré à l’AFP que « plusieurs hautes personnalités nigériennes ne sont plus libres de leurs mouvements. Elles ont été arrêtées ». « Tandja ferait partie du lot. Les insurgés ont nettement pris le dessus », a-t-elle encore dit.

Malaise au palais : Wade veut sévir contre son entourage « détourneur », mais a peur

Posted in Uncategorized on février 6, 2010 by larevelation news

Le président Wade est revenu d’un énième périple, sans tambours, ni trompettes. Mécontent des agissements de son monde, qui pourtant ne fait que l’imiter, il s’est barricadé. Son chef de cabinet, qui est le seul à l’avoir approché est ressorti porteur d’un message, qu’il a distillé dans la presse. En reconnaissant que « Massaly a payé, pas d’autres ». Et que « ce n’est pas normal », Pape Samba Mboup avoue qu’autour du président Wade, dont il est le chef de cabinet, les loups sont majoritaires. Des carnivores, parce que Massaly est un commanditaire d’une tentative de meurtre, un pyromane. Mais, il est un nain devant Farba Senghor. Or, contre celui-ci, le président Wade ne s’aventurera pas à agir. Il est sous la protection de la Première dame, qui dicte ses lois au palais. Pape Samba Mboup reconnaît, aussi, les crimes économiques, de l’entourage du président. Mais, s’il recommande « que les auteurs des malversations financières épinglés par l’Armp en répondent devant la Justice », tout indique que ce n’est pas demain la veille. Car, lui-même est d’avis qu’il «est « inacceptable de dissoudre le Sénat pour éliminer un adversaire politique » Et que « Pape Diop est un symbole du Pds ». Or, il a été épinglé par l’Armp. Wade ne s’aventurera pas à sévir contre Awa ndiaye, Ousmane Masseck Ndiaye, etc. Il veut que tous le fassent réélire. Même le président est remonté contre son fils, ; quand bien même qu’il n’ose pas le laisser paraître : « Il y a un flou dans la campagne de Karim Wade aux locales ». Karim a également failli dans sa gestion de l’Anoci. Le président Wade est au milieu de ses semblables. Il est mécontent mais n’osera rien faire, à part bluffer.

Business autour de la mort à Touba : Quand laveurs de corps et vendeurs de linceul se frottent les mains !

Posted in haiti, International, politique, senegal, Uncategorized on février 3, 2010 by larevelation news

Nul n’échappe à la grande faucheuse. La mort frappe à toutes les portes et il en sera ainsi jusqu’à ce que notre tour arrive. Nous serons toujours touchés par la mort en témoigne tous les êtres chers que nous avons perdu. Malgré cela, il faut vivre.

Cependant certains hommes et femmes, dans la ville sainte de Touba, gagnent leur vie grâce à la

mort. Le lavage de corps, la vente de linceul et le commerce de tableaux en fer où l’on immortalise le nom du défunt, font de la mort un véritable… business.

En ce vendredi, la ville sainte de Touba regorge de monde. Beaucoup de fidèles viennent d’horizons divers pour inhumer leur mort et assister à la prière à la grande mosquée. Ici, les gens sont habitués de voir des morts ce qui fait que cela laisse indifférent.

A tout instant, il y a des dépouilles mortelles à ensevelir. Aux abords du cimetière, les vendeurs de linceul, exposent leurs produits sur des tables de fortune.

La vente de linceul, une activité très lucrative

Ici, le commerce de linceul marche à merveille. Ces vendeurs collaborent avec les laveurs de corps.

« Nous disposons de tout le matériel nécessaire pour faire la toilette des morts. C’est moi qui récupère l’argent et à la descente je donne aux laveurs ou laveuses leur part. Pour la toilette d’un mort, il faut payer 7500 F cfa. Les prix du linceul, du parfum et la part des laveurs, sont contenus dans les 7500 F cfa. J’avoue que la vente de linceul marche à merveille, c’est ce qui explique la présence de beaucoup vendeurs aux abords du cimetière. Tous les jours, du matin au soir, les gens amènent leur mort pour l’inhumation. Nous sommes incontournables, ils viennent toujours vers nous pour acheter le linceul. C’est avec cette activité que nous parvenons à entretenir nos familles. Nous ne souhaitons pas qu’il ait des morts mais la vie est ainsi faite. Nous, qui vendons ces linceuls, nous perdons nos propres parents », confie un septuagénaire.

Habillé en boubou « Baye Lat », le septuagénaire a son instrument de mesure autour du coup. Il dispose de deux instruments de mesure, l’un en ruban et l’autre en bois pour la mesure des 7 mètres de linceul qui couvrent les morts musulmans. Un autre commerçant de confier : « La vente de linceul, est notre principale activité. C’est grâce à cela que nous tenons nos maisons. Tous les jours que Dieu fait, nous vendons des linceuls ».

Dans la ville sainte de Touba, le tissu percale se vend très bien aux abords du cimetière.

Beaucoup de gens qui accompagnent leur mort, sont obligés de passer chez ces vendeurs dont le cimetière constitue le lieu de travail. C’est un calme plat qui règne dans les lieux. Dans cet univers, c’est le repos éternel. Quelques rares individus égrainent leur chapelet devant la tombe d’un proche, priant pour le repos éternel de l’âme du disparu.

La déclamation par les « baye fall » de quelques « khassaïdes » du Cheikh, déchire de temps à autre le calme plat qui règne dans le cimetière.

Ici, le visiteur est impressionné par le nombre de tombes qui s’étalent à perte de vue. Dans ce cimetière reposent des personnalités et des hommes modestes. Cependant, tout cela n’a plus son importance, ils sont tous considérés comme des morts. Certaines tombes sont construites en marbre tandis que d’autres sont faites modestement.

« Tout cela n’intéresse pas le bon Dieu, seule la foi religieuse paie. Tout le monde est appelé à passer par cette étape qu’est la mort. Tous ces gens-là, étaient comme vous et moi. Ils vaquaient à leurs occupations et participaient à des cérémonies. Leur tour est arrivé, c’est la raison pour laquelle, ils sont-là aujourd’hui. Que chacun ait ce moment en tête », lance un vieux, le chapelet à la main.

Le métier de laveur de corps nourrit-il son homme ?

Dans la mosquée du cimetière, laveurs et laveuses sont toujours présents sur les lieux. Nous avons rencontré trois femmes laveuses qui y travaillent. A coté de ces dernières, se trouvent aussi des hommes qui exercent le même métier.

Quant la personne décédée est une femme, ce sont les laveuses qui s’occupent  de la toilette mortuaire mais quand, il s’agit d’un homme, ce sont les laveurs qui s’en chargent.

« Cela fait longtemps que j’exerce le métier de laveur de corps. Nous sommes au nombre de trois femmes à le faire. Nous faisons la toilette des femmes décédées. Nous parvenons à subvenir à nos besoins avec l’argent qu’on gagne », confie une laveuse.

Avec ce métier, les hommes aussi bien que les femmes, gagnent leur vie. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’on amène des cadavres à inhumer. Et avant l’inhumation, il faut passer par les laveurs et les vendeurs de linceul.

« Nous sommes tout le temps sollicités. Il ne se passe pas un seul jour sans que nous n’ayons un cadavre à laver. Avec notre métier, nous gagnons notre vie », martèle un laveur. Et notre interlocuteur de poursuivre : «  Ce sont les laveuses qui se chargent de la toilette des femmes décédées. Nous travaillons ici depuis longtemps. Cette activité, c’est notre gagne pain ».

Juste après l’entretien, un car de type « Ndiaga Ndiaye », est arrivé avec beaucoup de passagers à bord. Ils viennent de Dakar et amène  un de leur proche décédé.

Comme, les deux endroits où, l’on effectue les toilettes des morts, sont occupés, ils sont obligés d’attendre. Et comme la personne décédée est une femme, on appelle les trois laveuses qui viennent tout juste de finir la toilette d’une défunte. Du coté des laveurs, ils sont aussi occupés car deux corps attendent leur toilette pour la prière mortuaire.

Une des laveuses est sortie pour demander : « Quels sont les gens qui ont amené celle-là ici ». Et quand un homme se présenta, elle lui tend un seau pour aller chercher de l’eau dans une sorte de grand réservoir construit sur les lieux. Cinq minutes après, elles avaient terminé, demandant d’installer la dépouille suivante.

Lorsque le corps de la défunte est extrait du cercueil, il faut vider la glace qui servait à la conservation du corps dans un caniveau. « Chaque jour, c’est le même scénario jusqu’au soir. Dieu est grand », lance un homme. Après la prière, on achemine les cadavres dans les cimetières pour son inhumation.

A coté de ces laveurs, évoluent également les vendeurs de tableaux en fer qui se frottent les mains. Un tableau est vendu à 2500 F cfa. Le vendeur inscrit le nom du mort en arabe et la date du décès. Et il laisse le soin aux gens qui accompagne le disparu dans sa dernière demeure, d’inscrire sur le tableau, le nom du défunt ou de la défunte et la date du décès en français. « Nous vendons les tableaux en fer pour que les gens puissent identifier la tombe de leur proche. Nous inscrivons le nom et la date du décès en arabe et ceux qui l’ont amené, se chargent de le faire en français », confie un vendeur de tableau en même temps laveur de corps. Tout ce beau monde n’a comme business la mort.

Quant aux fossoyeurs, ils ne contentent de ce que les gens leur donnent après leur travail.

Le cimetière, lieu de convergence des jeunes talibés

Les jeunes talibés rodent aux alentours du cimetière pour demander de l’aumône. Ce qui est impressionnant, ces petits bouts de bois de Dieu, n’affichent aucune peur avec la présence de tous ces morts. Ils jouent même à cache-cache. « Nous venons pour demander de l’aumône. Les gens qui amènent leur mort dans le cimetière, nous donnent parfois beaucoup d’argent. Nous venons ici pour réciter des versets de coran », confie un jeune talibé. Tôt ou tard, tout le monde va passer par l’épreuve de la mort.

La mort, c’est l’inacceptable que tout individu doit apprendre à accepter.